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Accueil Date de création : 10/06/07 Dernière mise à jour : 21/12/08 12:24 / 101 articles publiés

This Fucking Way

This Fucking Way  (This Fucking Way) posté le mercredi 20 juin 2007 13:15

 

Intro 


 

This Fucking Way... Car je n’ai jamais rêvé que de me rouler avec Elle dans un champ de pâquerettes, et que j’ai dû me contenter de patauger dans des bassines de merde avec des porcinettes –

La quête amoureuse, sa déchéance avant l’illumination, sa flamme et ses brûlures, ses méandres et ses vicissitudes, la spirale du désir et son profond ennui, sa lente descente en compagnie de ma conscience, le Sans peur – Sans paix de chaque nuit, et quelques maîtres pensants pour la plupart en train de pédaler dans les nuages –


This Fucking Way... L’indéfinissable doute de chaque seconde, les heures infinies, les sursauts de candeur sans harmonie, leur douce déchirure qui s’ouvre sans bruit, un été somme toute, un été à décrire les travers du pire pour conserver le meilleur...

C’est un bon bouquin me dit Sans peur – Sans paix; Les plus nauséabonds diront, les plus pauvres d’esprit auront matière à épancher leur bile, les autres se retrouveront, peut-être même sera-t-il utile… Une personne suffit -

Je préfère être lépreux que laid-prude, à chacun ses burnes -


Ce n’est qu’un été entre les mains / entre les cuisses... Un été à battre la mesure sur des fesses rebondies, un été et puis…

 

Ca va gicler... 

 


J U I N

 

 

 

« Au-dessous du nombril, il n’y a ni religion ni vérité. »

Chamfort

 

 

« Un instant de tendre abandon ne diffère d’un attentat à la pudeur

que par l’absence de gendarme. »

R. Clair


 

L'été commence demain...

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J - 69 : L'été  (This Fucking Way) posté le jeudi 21 juin 2007 12:05

 

 

Le 21 Juin


G.O.D (Gimmick Of the Day)

"Température : 33 °C à l’ombre de ma connerie – Me vient la pensée du jour :  On n'encule pas les poules sans casser les oeufs!"


Premier jour des T – Des tonnes de T – La densité de Touffes au mètre carré augmente d’heure en heure sur la place Tolozan –

Derrière les stores, à l’étage, la Température annale n’atteint pas celle des cuisines du Thaï – 

Tchou-Tchou fait l’homme locomotive ! Ses deux nœuds à l’heure démembrent les montants du lit pour qu’ils cognent dans les cartes postales –

C’est ainsi qu’il se croit viril – Terrible –

37,2 °C au bout du gland – Pas besoin de vaseline – Le front bombé de la jeune femme enfonce le placoplâtre – Elle jouit verbal « T’arrêtes pas ! T’arrêtes pas !! »

C’est une position qu’elle a découvert dans son Tétine-magazine entre deux tests de psychologie de bazar et les douze commandements du coït romantique –

Et Totor se prend pour Hercule en lui tapotant sur les miches –

 

37,2 °C au bout du gland – Une femme qu’on encule ne vous oublie jamais, se dit-il –

C’est vrai –

 

*******

 

Et le soir, Sans peur – Sans paix se dit :

Je suis un tout petit peu gêné de vous montrer ma bite, mais en même temps, je suis là pour ça !

 

Et les Panseurs pensèrent :

Pierre qui roule entre les mains

n’amasse pas mousse entre les cuisses.

Proverbe grec


 

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J – 68 : String Mania  (This Fucking Way) posté le vendredi 22 juin 2007 10:56

Le 22 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day) 

« Nombre de couilles collées au bar :  29  -  Il y a un mono-boulaire dans le tas ! »


00 h 30 – Fête de la musique, défaite des musiciens –

Le public-valise reste assis en souriant, quand la police débarque pour faire taire les aboyeurs assis d’une fois l’an – Tout le monde est assis –

Peut-être qu’un jour on finira par jouer du rock à la mandoline dans des salles avec strapontin, fauteuils en velours et premier rang pour conserver le sien -

Pas de slam, pas de seins nus dans la fosse sceptique, la jeunesse hypno-hybride pogote en tordant du cul et en s’excusant poliment –

Marie-Chantal réajuste son serre-tête, vérifie le calibre de ses perles boucles d’oreille, recoiffe Armand et Colin, et sourit à son mari en réajustant la hauteur de ses grandes lèvres d’un coup de rein – L’œil paternel se rapproche, lubrique – Pas de baiser en public – Mais un bon gros fist-fucking dès que les enfants seront au lit après s’être brossés les dents –

 

Vingt-neuf couilles au bar, personne ne bande, et les hôtesses du Saint-Antoine viennent à la pêche au gland – Le bon gros gland, celui qui paiera deux cent euros la bouteille de champagne pour qu’on lui dise qu’il est le mâle à Tétine-Land –

Nous nous retrouvons vingt couilles au bar – Elles ont remonté les filets et l’une d’entre elles à tirer le grelot finalement –

Qui baisera l’autre et à quel moment ? Qui est baisé réellement ?

Tout le monde s’en fout, à Tétine-Land tout le monde bande -

Une vieille belle aux seins plats pète en dansant – Elle me sourit sans parvenir vraiment à me fixer –

Elle ne croit plus en l’amour - À son âge, elle se contente de temps en temps d’une bonne peignée, me dit-elle –

J’ai toujours adoré la classe chez une femme – Je me demande si à ce jour j’ai jamais eu la chance d’en croiser –

Il est 1 h 00, c’est le couvre-feu, les voisins ont porté plainte, les voisins détestent la musique, et les seules cordes qu’on entend vibrer sont les ficelles de string.


*******

 

Et le soir, Sans peur – Sans paix me dit :

On se trompe toujours, car l’expérience des truies ne sert jamais aux autres !

 

Et les Panseurs pensèrent :

À supposer que les forces défaillent entre les mains

l’intention est cependant louable entre les cuisses.

Ovide


 

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J – 67 : Backroom agricole  (This Fucking Way) posté le samedi 23 juin 2007 14:03

Le 23 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day) 

« Entre hétéros, les préliminaires sont à base d'huile de coude, alors qu'entre homos, c'est quand même plus à base de graisse de phoque ! »

 

 

 

C’est la saison des amours – Période durant laquelle les taux d’hormones et les pressions boulaires crèvent le plafond – Un quasi retour à ce que nous sommes, des animaux –

Les cellulitaires font onduler bouées et jambonneaux sans aucune gêne – On se sent mieux entre tas de chair qu’entre intellectuels d’hiver –

Je me téléporte en épile-campagne – L’appel de la forêt peut-être –

 

Me croyant seul au milieu d’un champ, je me laisse aller…

À quelques rêveries…                                             …Prout –

À vingt mètres, au-dessus des grandes herbes, jaillit le toit de ce qui fut l’ancêtre du 4 x 4 pour pauvres : la BX Break !

Elle s’enfonce doucement dans le champ, agitée par quelques ornières, des suspensions, soit uniques, mais molles, les corps abandonnés au sol de quelques scouts morts et les spasmes de petits coups de volants dus aux mordillements de la demoiselle en train de suçoter le gland du conducteur –

Le toit s’arrête – Après c’est la forêt – Et franchement, s’il y a un truc qu’on ne peut pas reprocher à Citroën, c’est la qualité des amortisseurs – J’ai l’impression d’être assis au théâtre de Guignol – Et j’apparais, et je disparais – On dirait un cercueil qu’on n’arrête pas de mettre en terre et de ressortir – Ou une boîte d’allumettes familiale qui ferait des pompes dans la luzerne – Petite accélération, hop, hop, hop... et écrasement final – Le toit disparaît – Ils m’ont énervé ces deux-là –

La main gauche au fond de la poche, je fume une cigarette – J’imagine le sourire épanoui de la jeune femme, la culotte sur les genoux, un talon coincé dans le cendar et l’autre pendant par la fenêtre –

M’énerve celle-là – J’étais venu là peinard pour causer aux coccinelles – M’énerve ce gros tas de merde qui vient se faire nettoyer les outils dans les pâquerettes – Y’a des hôtels pour ça bordel !

Y m’énerve – Y m’énerve – J’suis sûr qu’en plus il est marié – Et que sa femme, c’est pas elle – M’énerve à me piquer ma part d’hirondelles –

Tout à coup, le toit remonte beaucoup plus haut – Une tête apparaît, moitié chauve – Un vieux, m’énerve encore plus –

Puis une deuxième –

Complètement chauve –

Merde – Je retire la main de ma poche gauche –

Merde – J’ai failli m’astiquer sur des deps –

Vingt mètres, c’est peu – Le demi-chauve me voit, tape sur l’épaule du chauve complet et m’interpelle :

 

« Hé ! Qu’est-ce tu fous là ! Voyeur ! Ça t’a fait bander hein ! »

Moi, tout en dentelle : « Ferme ta gueule tête de zob ! J’étais là avant que t’ouvres ta braguette ! »

 

Et là, le chauve commence à s’avancer – Il a un cou de bœuf – Non en fait, il n’a pas de cou du tout –

Allez savoir pourquoi, tout à coup, je pense à mon cul – Mon tout petit cul rondouillard – Et je comprends littéralement sur l’instant des expressions comme « faire de l’huile » ou « perler de la raie » -

Leur servir de poupée gonflable… Oui, peut-être –

Une expérience que je tenterai sûrement un jour – Mais dans un cadre civilisé, une cave de club aseptisé, qui sent l’urine et le foutre, un backroom où l’on surfe sur les capotes éclatées, une cave loin de l’épile-campagne, une cave pleine de pines et de rases-trottoirs –

Sauvage – En attendant sauvation immédiate !

 

 

*******

  

Et le soir, Sans peur – Sans paix me dit :

Demain, faut que tu ailles voir si les chiottes fuient toujours et si les fiottes chient toujours ! Warf !

 

Et les Panseurs pensèrent :

Les hommes ont de grandes prétentions entre les mains

et de petits projets entre les cuisses.

Vauvenargues

 

 

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J - 66 : French Fries  (This Fucking Way) posté le dimanche 24 juin 2007 14:29


Le 24 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day)

« Séisme au fond du slip – 17,4 centimètres sur l’échelle du désir – Et le charme français n’en est encore qu’à ses balbutiements »


L’acte pendant au cul de l’amour, c’est quand même le sexe –

Autant Monique oui, à la limite – Mais Véronique, même à deux qui la tiennent, personne la nique –

Dominique… Oui peut-être… Encore qu’on ne soit jamais sûr de ce qu’on va trouver en déballant le paquet – Il y a des prénoms qui inspirent… Surtout à fuir – Encore que d’un certain point de vue, nous sommes sauvés ! La génération spontanée des « nique » tend à s’éteindre – Une victoire pour la grâce, une perte incommensurable pour les chansons paillardes –

17,4 centimètres sur l’échelle du désir – Mesure approximative effectuée sous une table de brasserie – Je sors le double-décimètre de mon slip – Tapote le rebord de la table avec, et le badge « Véronique » se radine au sommet d’une poitrine pour prendre la commande –

Elle a un sourire hollywoodien, c’est-à-dire ruminant, elle se plante devant moi et elle mâchouille :

- Qu’est-ce vous voulez ?

Moi, délicat :

- Ben, vous bouffer le cul dans l’immédiat !

- J’ai mes règles !

- Moi aussi, en brandissant mon double-décimètre avec un trait rouge à 17,4 centimètre.

- C’est d’un goût…

- Permettez ! Je jugerai par moi-même !

- D’habitude, c’est le chef cuisto qui s’en occupe, mais pendant… Il trouve ça dégueulasse ! Avec la bouffe qu’il fait, j’comprends pas !

- Moi, j’adore me prendre pour Dracula une fois par mois – Et dire qu’on raconte que les vampires n’existent pas !

- Oui c’est vrai ! Une fois, y’a même un type qui m’a demandé mon tampon pour faire une infusion !

- Vous voyez ! Mais revenons à ma commande : j’aimerais une barquette de frites s’il vous plaît !

- Moi, je préfère grignoter après !

- Et moi pendant !

- D’accord, mais vous promettez de bien vous rincer la bouche ! J’ai le clito sensible au sel, ça me brûle !

- Promis !

 

Le cul moulé de véronique s’éloigne en faisant danser le dessin de sa culotte Petit Bateau – Je l’imagine, allongée sur la table devant moi, les genoux remontés, les jambes ouvertes, et à défaut de ketchup, je me vois en train de tremper mes frites dans sa barquette –

Après le French Kiss, les French Fries auront alors après cela une véritable raison d’être –

 

 

*******

  

Et le soir, Sans peur – Sans paix dit :

Faut toujours aller au bout de ses conneries, même quand elles font moins de vingt centimètres !

 

Et les Panseurs pensèrent :

L’abondance entre les mains

est la mère des arts et des heureux travaux entre les cuisses.

Voltaire


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