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Accueil Date de création : 10/06/07 Dernière mise à jour : 21/12/08 12:24 / 101 articles publiés

J – 65 : Est-ce elle...  (This Fucking Way) posté le lundi 25 juin 2007 12:10

Le 25 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day)

« Le problème avec la mode des mannequins-crevettes, c'est qu'aujourd'hui les gonzesses, quand tu leur mets un coup, t'as peur de les fendre comme des bûches ! Mais là, pour une fois, c’est vraiment pas le cas ! Envie de me faire sucer par ma voisine de comptoir : aucune »

 

Les fronts transpirent, les mains transpirent, les verres transpirent, les yeux transpirent – Ma voisine dégouline, sa poitrine suinte, ses aisselles gouttent, ses cuisses se liquéfient et je n’ose jeter un œil sur son triangle ventouse scotché au tabouret plastique –

Une flaque au sol, on patauge dans la torpeur de l’alcool glacé qui remonte par tous les pores dilatés –

D’un regard, elle m’arrache la chemise et s’éponge la nuque avec – Nous échangeons un sourire humide – Elle ne s’épile pas les aisselles – Dans un bruit d’éponge qu’on essore, elle baisse les bras et me rend ma chemise –

Le barman amène deux verres, whisky ambré, les glaçons se fissurent et explosent – Nous trinquons – Puis, l’air déçu en remuant son verre, elle le pose sur le comptoir et plonge deux doigts dans le mien pour y récupérer un morceau de glaçon – Elle le met dans sa bouche, le suce avidement, puis se masse le cou et le haut de la poitrine avec – Me regarde, puis replonge le petit reste de cube couvert d’hormones dans mon verre –

Son T-shirt collé fait apparaître en un instant des tétons durs comme de la pierre – Elle finit son verre et éclate de rire – Elle se soulève de son siège, se penche sur le zinc, son T-shirt imprimé « Barbie is a slut » baille largement, elle ne porte rien en dessous – Un de ses seins couvert de sueur tente de sortir – Je finis mon verre, me penche en arrière – Son cul est énorme, trempé, sa culotte ne se dessine que sur une fesse, l’autre côté s’est roulé dans la raie – Sa jupe est courte à force d’être remontée – Une jupe blanche-beige boudinée où transpire la couleur de sa peau bronzée – Elle se rassied dans un glissement qui la retrousse un peu plus encore – Elle se tourne vers moi en écartant doucement ses grosses cuisses – Je vois des gouttes de sueur qui coulent à l’intérieur –

Elle se penche vers moi, pose sa main sur mon genou, nous trinquons, ses seins lourds glissent l’un contre l’autre – J’imagine de derrière son cul énorme, énorme et trempé, et je vois sa jupe qui remonte doucement dans le petit battement qu’elle fait avec ses jambes – Sa main remonte à l’intérieur de ma cuisse – Nous buvons – Elle bouge des épaules, je ne vois que ses seins qui se frottent l’un contre l’autre – Je ne vois que ses lèvres qu’elle ne cesse d’humecter et la sueur qui coule de son cou à ses seins et sa jupe qui remonte et sa main qui remonte et sa chatte trempée et sa tête ronde qui approche et sa main qui remonte –

Elle m’embrasse, me caresse, je bande comme un âne, c’est incroyable ce qu’elle est belle –

 

 

*******

 

 

Et le soir, Sans peur – Sans paix se dit :

L’univers est un con, un vagin sans fond où chaque homme se perd…

 

Et les Panseurs pensèrent :

Là où il y a abondance entre les mains,

 il y a excroissance entre les cuisses.

        Apulée

 

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J – 64 : Pompier Forever  (This Fucking Way) posté le mardi 26 juin 2007 10:59

Le 26 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day)

"Deux îles flottantes, un peu de caramel et beaucoup de crème anglaise – Remuez doucement – Cuisinier, pompier, même combat, ce sont des métiers qui s’apprennent debout… sur le tas"

 

De mon balcon, je vois les îles dériver – Du dix-huit ans à peine, 90 D à vue de nez – Liner blanc en fond de piscine, eye-liner noir autour de ses yeux qui dégoulinent – J’ajuste mes lunettes, elle a un grain de beauté au-dessus de la lèvre –

Elle écoute une musique de merde, je l’entends d’ici - Sur le dos, il n’est plus que ses îlets qui s’écartent, s’engloutissent et reviennent, plus durs, plus luisants encore – Il n’est plus que son charme aquatique et cette musique de merde – Quelques bulles remontent en surface au large des îles – Péter dans une piscine est un luxe de jeune fille – Et puis, sous les bulles, une tête apparaît – Des poils courts et de grosses narines tuméfiées – Une bouche crachotante qui tousse, puis deux gros bras hirsutes et un torse tapis de cheveux torsadés – La tête du Mâle sortant de la touffe, l’accouchement obscène du primitif tenant encore sa canette de bière à la main –

Elle rit à s’en déchausser les molaires, et il y a toujours cette musique de merde –

La bouche baveuse de Winnie l’ourson s’approche et engloutit le sommet d’une île flottante – La jeune fille se tord, boit la tasse, et laisse ses yeux pleurer leur mascara-caramel dans cette grande baignoire-baisoir – Le noir coule comme un sirop lourd, deux filets noirs qui se déposent au fond, des galettes de pétrole sur une plage sans blonde –

Winnie lâche sa cannette et se met à malaxer le deuxième îlet comme on écrase une poire à lavement ou l’on traie une vache laitière – La finesse d’un char d’assaut, la délicatesse d’un bulldozer, le rimmel n’a pas l’air de s’en plaindre, elle l’attrape par les fesses – Il l’entraîne vers le bord, la retourne devant lui en s’emmêlant dans ses tresses – Puis, dans un choc viril l’écrase contre le liner blanc, son menton rabote la margelle, il lui arrache les cinq centimètres carrés de tissu qui lui restait – Les îles écrasées contre la falaise s’aplatissent – Puis, dans la violence d’une lame de fond, il la soulève et la fait redescendre d’un coup sec et sans bavure pour l’empaler sur son menhir poilu jusqu’au bout du gland – C’est peut-être ça son truc –

Les îles jaillissent et s’écrasent comme des bouses sur la berge – Les yeux ruisselants de noir se cambrent en arrière – Quel amour, quelle grâce, quelle innocence – La boule de poils s’agite dans un léger clapotis – À choisir, je préférais encore cette musique de merde à ses halètements fétides –

Puis, dans un dernier spasme poilu écrasant la cage thoracique de la jeune fille et déformant ainsi ses îlets à jamais, l’homo erectus lâche une louchette de crème anglaise entre les reins de la sirène –

Il lui mord les cheveux comme pour arracher un trophée, une touffe de poil qu’il pourra se greffer sur le poitrail, en faire une tresse de plus sur son tableau de chasse – Les îles retombent dans l’eau en souriant poliment – Les yeux mi-clos, comme elle l’a vu à la télé, presque heureuse de l’instant – Winnie est toujours emboîté, elle essaie de se dégager doucement – Winnie s’accroche et puis elle lance :

- Putain lâche-moi ! Z-y va, c’est bon là !

- Ferme ta gueule ! J’essaie ! C’est toi qui serres !

- Va-z-y, qu’est-ce tu branles !

- J’y arrive pas !

 

Ils restent ainsi presque deux heures à se débattre – Ils parviennent à grimper sur le bord, toujours emboîtés – On dirait une araignée en train d’arpenter un parquet – En moins souple quand même – À quatre pattes, toujours en train d’hurler, ils parviennent à atteindre la table basse où se trouve le téléphone – Winnie beugle :

- Putain ! Qu’est-ce tu fous ?

- J’fais l’18 connard !

- Ça va pas non ! T’es j’té !

- On n’a pas l’choix abruti !

Elle appelle –

Trois minutes plus tard, mon beeper sonne – Je suis de garde, je suis pompier, je rappelle le central –

- C’est pour quoi ?

- Salut vieux ! On a deux marsouins qui ont baisé dans la flotte et qui sont restés collés ! C’est juste à côté de chez toi, au 35 de ta rue, part devant, une équipe te rejoint dans cinq minutes !

- Ok !

 

Deux minutes plus tard, en tenue, je sonne à la porte par pure convenance, et escalade le portail –

J’arrive d’un air médical vers l’araignée et leur dit : C’est vous qui avez appelé ?

Elle éructe : Putain ça s’voit non !

Winnie cache sa tête dans le dos de la jeune fille aux seins pendants –

Je m’approche : Bon et bien, il n’y a qu’une solution ! Monsieur ? Monsieur ? il va falloir vous redresser au maximum afin que je puisse atteindre le…

Les nichons, un peu paniqués : Qu’est-ce que vous allez me faire?  

Moi, rassurant : Et bien, il faut décontracter les muscles vaginaux, et pour cela… Il faut que je vous mette un doigt… Dans le…

Elle, ulcérée : Comme ça ? Sans lubrifiant ?

Moi, magnanime :  L’équipe au complet va arriver dans cinq minutes, si vous voulez, nous pouvons les attendre, ils en auront !

Et Winnie honteux : Ça va pas non ! Vous allez pas vous y mettre à quinze pour nous mater le cul !

Elle, hystérique :  Espèce d’enculé ! C’est mon cul merde !

Winnie, rassurant : Ferme ta gueule pétasse !

Moi, compréhensif : Si vous désirez le faire à ma place monsieur, c’est simple, je vais vous expliquer…

Lui, au bord de la gerbe : Ah non ! C’est dégueulasse ! J’vais quand même pas aller lui brasser sa merde !

Elle, désespérée : T’es vraiment un porc !…

Moi, sauveteur avant tout : Si vous voulez, je peux vous arranger ça à la salive… Faites-moi confiance, tout se passera bien…

Elle, soumise : Ok… Allez-y…

 

Et me voilà, thérapeutique, en train de cracher sur le petit anus serré d’une jeune fille avant d’y insérer un doigt, puis deux pour le délire, et ainsi libérer Winnie-boule-de-poil dans un bruit d’évier qu’on débouche – Winnie se retire et recule de trois mètres sur le cul en se tenant la queue à la main – La jeune fille ne bouge pas, elle a les yeux fermés, je remue doucement mes doigts et la crème anglaise de Winnie lui dégouline sur les cuisses – Winnie s’est sauvé rouge de honte et de colère sans vouloir attendre mes collègues – Je sors mon téléphone, appelle le central, suis basculé sur le VSAB et dis au capitaine : « C’est bon, c’est arrangé, vous pouvez rentrer ! Je viendrais pointer l’inter’ tout à l’heure ! »

La jeune fille s’est allongée sur le côté sans rien dire – Je me déshabille, m’allonge derrière elle – Elle se retourne, timide, et je demande à visiter ses îlets argentés – Je crois même qu’à cet instant, j’aurais pu l’aimer –

 

 

*******

 

 

Et le soir, Sans peur – Sans paix se dit :

La myopie masculine tient à ceci, qu’au regard de l'homme, la beauté transforme la bêtise en innocence…

 

Et les Panseurs pensèrent :

La beauté entre les mains,

n’est que la promesse du bonheur entre les cuisses.

Stendhal

 

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J – 63 : Rose Mary  (This Fucking Way) posté le mercredi 27 juin 2007 11:39


Le 27 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day)

« Nombre de casaques roses devant la vitrine Promod : cinq, plus deux hommes verts, un boucher, un chien et une vieille liquéfiée – On affiche complet ! »

 


Place des Jacobins, assis dans la fontaine, je laisse les jets me crépiter sur le crâne et purifier mes pensées – Les vêtements collés, je me crois nu –

Un poisson passe –

38 °C et les tempes cognent –

38,5 °C début de fièvre, mon sang circule en circuit fermé, inonde mes fantasmes et dévale mon torse et mes bras pour se concentrer vers ce que je suis de plus sincère, au plus bas, vers mon cerveau tubulaire –

Corps spongieux qui distille par vagues la plus sensible des poésies – L’encéphale lui n’est jamais calme, toujours agité d’angoisses, de pulsions, de doutes, de phrases –

Le cerveau tubulaire, lui, ne connaît pas la fièvre ni les mirages, il se contente d’aller à l’essentiel, cerveau-sexe binaire qui dit oui, non, toujours, jamais –

Mes yeux brûlés voient du rose partout, des jupes, des bodys, des colliers, des bonbons, des chiennes en laisse tatouées, du rose-rouge, pâle, couvert de paillettes, des bouts de peaux, des morceaux de chair passés au scalpel, du rose aux lèvres, aux joues, du rose en cornet deux boules, tous les liens que fait mon cortex me ramènent de manière plus ou moins floue au rose vulvaire –

 

38,7 °C, hémisphères droit et gauche enlacés, ultra-développés pour voir toutes les images du rose, ce qui nous surclasse des animaux qui ne voient du rose que mamelles discrètes, petites et grandes lèvres, intime secret –

Le sang afflue et afflue encore derrière mes yeux, bientôt les vêtements disparaissent – Je ne vois plus de ces cinq casaques roses penchées sur la vitrine que cinq petites cochonnes aux fesses rebondies – La main de l’une sur le pubis de l’autre, sa langue rose tendue que la troisième suce comme un cône et les deux autres accroupies face à face en train d’uriner dans la rue –

 

38,9 °C, l’eau glacée me frappe le crâne, ruisselle dans la nuque, le sang bout dans mes mâchoires, je sens ma barbe qui pousse et mes ongles s’allonger – Les cinq roses se collent dos à la vitrine, bras en croix, jambes écartées –

Deux petits hommes verts en train de balayer la rigole pleine de capotes déroulées s’agenouillent sur le sol comme pour prier – Ils dévissent une plaque, sortent un long tube du sol, ouvrent les vannes et arrosent le massif de fleurs – Les roses écartent leurs bras, leurs jambes comme des pétales à la rosée –

 

39,7 °C, l’un des hommes verts a introduit le tuyau entre les jambes de l’une, elle gonfle, puis ouvre la bouche et recrache l’eau d’abord sale puis de plus en plus pure dans une cascade – Un berger allemand approche, s’assied devant la seconde et coince sa truffe dans son entrejambe – La vieille dame crachotante qui le tenait en laisse, retourne sa canne, et pénètre la troisième avec le manche pour l’attirer vers elle – Un boucher couvert de sang accoure vers la vieille dame un paquet à la main, il s’arrête devant la quatrième rose, tend le paquet sanguinolent à la vieille maquerelle, sort son aiguiseur, son couteau, affûte sa lame tranquillement, en disséquant du regard les parties tendres et les plus belles rondeurs pour son étalage –

 

40,2 °C, l’hémisphère droit implose, mon oeil gauche se ferme et le sang se précipite dans mon cerveau tubulaire – Je sens mon ventre se tordre et se remplir d’une douce chaleur – SENTIMENT – Il ne reste qu’une rose, parfaite – Envie de l’embrasser, envie de la sauver –

Je tends la main vers le massif en granit au bord de la fontaine, cueille la dernière rose, et la porte à mes lèvres – Cerveau tubulaire –

 

 

*******

 

 

Et le soir, Sans peur – Sans paix dit :

Paraît qu’il faut que j’arrête mes conneries… Paraît… Pas sûr que ce soit moi qui paraisse le plus !

 

Et les Panseurs pensèrent :

La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion entre les mains,

et chaque épine une réalité entre les cuisses.

A.de Musset

 

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J – 62 : Senteurs d'ailleurs  (This Fucking Way) posté le jeudi 28 juin 2007 11:42


Le 28 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day)

« Après la persistance rétinienne, la persistance ovarienne ! »


Vu le nombre d’hommes accoudés à leur table dans ce restaurant, la main sur la bouche, le pouce sur la joue et deux doigts sous le nez, on pourrait penser qu’un vent d’inspiration, qu’une réflexion collective profonde est en train de se dérouler –

D’un doigt, l’un remonte ses narines, l’autre se gratte la moustache, parfois certains se pincent le nez, l’air absorbé, méditatif, face à leur voisin-voisine de déjeuner –

L’un en costume gris, l’autre en col roulé, vieux cravatés, jeunes débraillés, l’œil vif ou mal rasé, tous identiques, la main sous le nez –

Je fais de même, prends la pose, même si je n’ai personne qui m’inspire de l’autre côté de cette bouteille de Chardonnay –

Je sens qu’il se passe quelque chose – Oui, je sens – Je sens –

Je sens mes doigts – J’ai pris une douche il y a moins de deux heures, et l’odeur est encore là, imprégnée – Son odeur, celle de sa chair, acide-sucrée – Elle s’appelait Émilie je crois, joli prénom – Émilie est encore là, au bout de mes doigts – Et j’inspire, index, majeur, annulaire, Émilie voulait toujours plus cette nuit – Je renifle carpes et métacarpes jusqu’au poignet, Émilie est encore là, son cul, sa chaleur, son sourire, sa tension, la douceur de ses lèvres – Émilie sentait bon, je renifle avec discrétion sa présence, la dureté de mon caleçon, cette persistance ovarienne –

Je regarde alentour, presque tous les hommes sentent dans cette fausse posture d’intérêt profond – Ils sentent leurs doigts, leur jouissance de la matinée ou de la nuit dernière – Une femme prend la main de son amant et l’embrasse en souriant, il rougit – Il est marqué au fer blanc de ses entrailles de femelles – Elle est contente, en sachant qu’il ne pourra fourrer ses mains n’importe où avant de les avoir plongées dans un seau de javel –

J’inspire profondément et les charmes d’Émilie me pénètrent – J’inspire, j’inspire jusqu’à l’hyper ventilation, la tête me tourne et je pense alors aux diverses mains des hommes alentours – À leurs senteurs différentes, aux extraits orientaux, aux fragrances acidulées, aux notes de parfums savamment déposés sur les quelques poils pubiens restant – Et j’imagine ce que je manque, ce qu’ils ignorent ou ne connaîtront peut-être jamais – La fadeur blonde, le piment brun, la richesse noire, et toutes les variantes envisageables – J’imagine, j’imagine…

J’imagine une cave à dégustation – Comme l’on fait des bons vins – J’imagine une cave avec des rousses, des brunes, des rasées, des asiatiques aux poils défrisés, des russes, des fausses blondes, j’imagine les contrastes des vulves roses sur les peaux extrêmement pâles ou extrêmement noires… Toutes allongées en demi-cercle, jambes remontées, offrant leurs entrailles en dégustation – Amateurs, fin gourmets, œnologues analogues, lesbiennes en quête d’ailleurs, collectionneurs de fleurs, admirateurs de bouquets, tous rassemblés pour faire le tour du monde des senteurs, goûter aux spécialités, échanger leurs impressions, prendre des notes, et peut-être décider de la prochaine destination de vacances à planifier –

Un avant-goût du bonheur, un souvenir différent, en tout bien tout honneur, pour chaque déjeuner – Respirez…

 

 

*******

 

Et le soir, Sans peur – Sans paix me dit :

Finalement, la vie en société n’est qu’un grand buffet plein de salades et de sauces pour les accommoder – Toutes les salades sont excellentes, le seul choix réside finalement à savoir quelle salade avaler, et à quelle sauce se faire manger -

 

Et les Panseurs pensèrent :

Les joies du monde sont notre seule nourriture entre les mains.

 La dernière petite goutte nous fait encore vivre entre les cuisses.

J. Giono

 

 

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J – 61 - Les jeans à petites poches  (This Fucking Way) posté le vendredi 29 juin 2007 11:27


Le 29 juin

 

G.O.D (Gimmick Of the Day)

« Orientation sexuelle du jour : Nord nord-est, hétéro bizarre, suivez le compas… »

 

Il est assez surprenant de constater que les filles qui ont un gros cul mettent des jeans moulants à petites poches – Ça leur fait un cul encore plus gros et des poches encore plus petites – Du coup, on ne sait plus où mettre les mains –

Même avec une taille basse, les coutures sont tellement tendues que je ne peux passer la main sous le jean – Je dois me contenter de jouer de la guitare monocorde avec la ficelle de son string qui dépasse, pendant qu’elle s’évertue à cheval sur moi à me plier la bite en quatre dans la « grasse » d’un Boeing –

Dans un souci tactile, je fais glisser ma main gauche dans son dos – Remonte et ondule sur les bourrelets de bonne augure dessinés par l’armature d’un soutien-gorge à quatre crochets – J’imagine sous son cache-cœur des mamelles lourdes attendant d’être libérées –

Quittant la monotonie musicale de son string, j’aborde la face nord en commençant par le côté – Protubérance généreuse, est-ce le bas du sein ou le haut du bourrelet, j’hésite – Pour être sûr, je caresse son cou pour redescendre par la suite – Nous y voilà, c’est…

C’est mou, c’est spongieux, c’est tendre comme un coussin sans être doux comme un sein, c’est… C’EST REMBOURRE PUTAIN !

Faut que je sois sûr – Dans un claquement de doigt, je fais sauter les crochets – Clac ! Les bonnets en mousse épaisse rebondissent sous son nez – Je sens comme un affaissement global, elle m’écrase de plus belle, j’ai les couilles dans le trou de balle – Elle se trémousse sans raison, simulant une espèce de pré-orgasme irrépressible de mauvais film érotique –

Le cache-cœur baille largement, à tâtons je tétonne vainement – Deux œufs au plat, et encore, des œufs de caille – Et elle brasse, et elle cogne, ses gros genoux s’enfoncent dans le matelas, les coutures des cuisses s’écartent, ses mains fouillent ses cheveux, et elle tape son gros cul sur ma bite doublement emprisonnée d’un caleçon et d’un jean – Je la regarde se tordre et gémir comme enculée par l’homme invisible –

Et elle saute et crac elle me la plie et crac sa couture lâche au cul, et crac elle pète une latte du lit, et crac elle me la replie, et crac son bouton de braguette en projectile, il m’atterrit dans la bouche, je recrache, panier à trois points dans le cache-cœur, c’est bizarre qu’il ait un goût de pisse, main droite, gling-gling sur le string, et crac un trou dans le mur, et crac j’ai une lombaire qui vrille, je lui caresse le cul et tombe sur une énorme touffe jaillissant de la couture, et crac il faut garder le rythme, je débroussaille à deux doigts en quête d’un Alien possible à cet endroit, et crac sa braguette lâche, flac, son bide se répand, et crac mon sexe-accordéon se débine, il rentre la tête et rejoint mes couilles dans l’anal néant, et crac je n’ai plus d’organe, et de son jean explosé sur le devant jaillit une bite colossale et elle me dit :

" Bouge pas chéri, j’vais pas t’faire un deuxième trou au cul, j’vais juste te mouler une petite chatte maintenant que t’as plus de zizi ! "

Voilà ce qu’on appelle faire crac-crac j’imagine – Il ne faudrait jamais draguer dans les boîtes de nuit comme de jour –

Si même les jeans à petites poches et gros cul ne sont plus un monopole féminin, que nous restera-t-il pour nous diriger dans la jungle des bizarreries entre vrais cons et phobites ?

 

 

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Et le soir, Sans peur – Sans paix me dit :

Considération philosophique ou pas, on me racontera ce qu’on veut, mais une bonne pipe, ça remplace pas un p'tit cul !

 

Et les Panseurs pensèrent :

La vérité d'un homme entre les mains,

 c'est d'abord ce qu'il cache entre les cuisses.

A. Malraux

 

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